RECUERDOS

RECUERDOS

LES SOUVENIRS

Edición bilingüe

RECUERDOS

Ya de regreso, el tren, a la vez que iniciaba la marcha, rompía la armonía y la melodía de la madrugada. Avanzaba más rápido que el amanecer, como rasgando el velo del tiempo. Así me sentía, igual que un pañuelo ligero manipulado por el viento y Así, comenzaba el baile. Estaba sentado en mi asiento del vagón número diez, entonces, comencé a poner música a todas esas escenas que veía, desde la mirada frívola de un hombre a su compañera de viaje hasta, los campos de olivo, viñas y tierras resquebrajadas por la sequía que a través de la ventanilla distinguía.

El vaivén del tren, me animaba a dormir, cerré los ojos.

Sin saber como, una suave fragancia, mezcla de rosas llevó a mi presencia una bella historia que vive en mi recuerdo. 

Bajo el sol de la tarde, en una sombra virgen,

cálido suelo de hierba, los dos están.

su mente y su boca, en la boca de él está,

tacto de seda y su olor, frescura.

Suuuu, no digas nada, está dormido,

no despiertes a mi amor.

¡Mira!, en mis manos tengo un libro,

en él, me declara su amor.

Mientras duerme,

con su cabeza sobre mis piernas, lo leo.

Mientras lo leo,

como suave brisa mi mano acaricia su cuerpo.

Arriba en lo alto, sobre una rama,

los pajarillos celosos miraban.

Suuuu, no digáis nada, está dormido.

no despertéis a mi amor.

Al atardecer

antes de que muriera el sol.

Al calor de la hoguera del amor y la pasión.

Sus corazones desnudaron,

y sus corazones, hicieron el amor.

Ya anochecido,

por una calle sin luna,

bajo la lluvia

buscando un lugar,

como dos sombras en una,

caminando van.

Las bocas no dicen nada,

sus ojos de agua, parecen cristal,

las manos se aprietan,

no se quieren soltar.

Al llegar al lugar,

como cálida brisa

no se dejan de acariciar.

Luego, uno en otro envueltos

sin dejarse de mirar,

entre lamentos y suspiros

 

cada uno a su lugar.

Amor, amor mío,

el tiempo ya pasó,

esperando que llegue mañana,

solo con mis lágrimas estoy,

solo, después de decirte adiós.

A mis oídos llega música de timbales.

la suave fragancia, mezcla de rosas,

Toca mi alma.

Suuuu, no digas nada, está dormido.

no despiertes a mi amor.

 

 

LES SOUVENIRS

Sur le chemin du retour, alors qu’il entamait sa marche, le train brisa l’harmonie et la mélodie de l’aube. Il avançait plus vite que l’aube, comme s’il déchirait le voile du temps. C’est comme ça que je me suis senti, tel un mouchoir léger manipulé par le vent, et c’est ainsi que la danse a débuté aussi. Assis sur mon siège dans la voiture numéro dix, j’ai commencé à assigner de la musique à toutes ces scènes que je voyais : du regard frivole d’un homme sur sa compagne de voyage jusqu’aux oliveraies, vignes et terres craquelées par la sécheresse que je pouvais voir défiler à travers la fenêtre.

Le balancement du train m’incitait à dormir, et je finis par fermer les yeux.

Sans savoir comment, un doux parfum, un mélange de roses apporta à ma présence une belle histoire restée gravée dans ma mémoire…

Sous le soleil de l’après-midi, à l’ombre vierge,

le sol d’herbe chaud, ils sont là, tous les deux.

Leur esprit et leur bouche s’entremêlent,

le toucher est comme la soie et son odeur à lui,

une pure fraîcheur.

Chut, ne dis rien, il dort,

ne réveille pas mon amour.

Regarde, dans mes mains j’ai un livre,

et à l’intérieur, il me déclare son amour.

Pendant qu’il dort,

la tête sur mes jambes, je le lis.

Et pendant que je lis,

comme une douce brise, ma main caresse son corps.

Là haut, sur une branche,

les petits oiseaux jaloux observaient.

Chut, ne dis rien, il dort.

Ne réveillez pas mon amour.

Au crépuscule,

avant que le soleil ne meure,

sous la chaleur de l’amour et de la passion,

leurs cœurs se déshabillèrent

et ils firent l’amour.

À la nuit tombée,

sur une rue sans lune,

sous la pluie,

cherchant un endroit,

comme deux ombres en une,

ils avancèrent.

Les bouches ne disent rien,

leurs yeux larmoyants ressemblent à du verre,

les mains encore serrées.

Ils ne veulent pas lâcher prise.

En arrivant au village,

comme une brise chaude,

ils n’arrêtèrent pas de se caresser.

Puis l’un dans l’autre enveloppés,

sans cesser de se regarder,

entre regrets et soupirs,

chacun partit chez lui.

 

Amour, mon amour !

Le temps a déjà passé,

en désirant que demain arrive,

je suis seul avec mes larmes,

seul, après t’avoir dit au revoir.

La musique des timbales atteint mes oreilles.

Le doux parfum, mélange de roses,

touche mon âme.

Chut, ne dis rien, il dort.

Ne réveille pas mon amour.

 

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