La Niña de las Mareas

LA NIÑA DE LAS MAREAS

LA FILLE DES MARÉES

Edición bilingüe

La niña de las mareas portad y contraportada
Premio internacional

La Niña de las Mareas

A mi voz pongo alas, y a mi pensamiento, y a mi único sueño.

¿Qué Dios ha permitido romper la niñez mía?

Ya no vienen a buscarme, ni refugiarme en sus brazos puedo,ni en mi sueño acompañan, ni sus caricias tengo,

solo me queda el recuerdo de los cálidos besos al comenzar el día por la mañana,

y una foto suya junto a mi cama.

Dedicada a todos los niños, y a ti, que también lo fuiste.

La Fille des Marées

Je mets des ailes à ma voix, à ma pensée et à mon unique rêve.

Dieu a-t-il permis de briser mon enfance ?

 Ils ne viennent plus me chercher ; je ne peux plus me réfugier dans leurs bras ;  ils ne m’accompagnent plus dans mon rêve et je n’ai plus leurs caresses : je n’ai que le souvenir des baisers chaleureux du début de la journée au matin, et une photo de lui, à côté de mon lit.

Dédié à tous les enfants, et à toi, qui le fus aussi.

LA noche se está muriendo,
llega la madrugada.
¿Qué perfume trae el viento?.
Es, una fragancia suave, dulce, como la niña que está en el puerto.

Como sombra o fantasma, ese perfume se cuela por mi ventana.
Como cada día al nacer el alba,
Con cielo escarlata y agua de plata,
la niña llora, entre corales y conchas de nácar.
El agua lava sus pies,
con caracolas de espuma blanca.

¡No puedo!
Se me eriza la piel,
Por momentos, mi corazón para.

Por ésta niña, hasta la mañana llora.
Por la niña, hasta las cuerdas de mí guitarra lloran.

¡Ven!, Abrázate a mí,
guitarra desahógate conmigo.
Que tus lágrimas de aire,
se lleve el viento mar a dentro, muy a dentro.

La niña escribe en la arena,
y en su carta así decía!.
¡Volver ya!, ¡Regresar ya!,
No veis que me estoy muriendo.
Papá, mamá, no tardéis más,
De pena me estoy muriendo.

El agua su carta se lleva,
mar a dentro, muy adentro.
La niña, mi niña, con fuerza se aprieta las manos,

Con fuerza, se las está besando,
En cada beso, una lágrima, un aliento,
En cada beso un susurrando, papá, mamá, no tardéis más, no os imagináis como os echo de menos.

Desde el fondo, cientos de peces la miran,
algunos, sus piececitos la están besando.
Y el agua lava sus pies, con caracolas de espuma blanca.

Mi alma se parte,
mi guitarra llora música de aire que se lleva el viento, mar adentro, muy adentro.

Hasta que a la niña,
como cada día,
entre sollozos y lamentos
la vienen a buscar,
y como cada día, entre sollozos y lamentos
llamando a papá y mamá, la niñita se va.

(c) Carlos J. Rascón

a nuit se meurt,
L’aube arrive.
Quel parfum le vent apporte-t-il ?
C’est un parfum doux et savoureux, comme la fille qui est
Au le port.

Comme une ombre ou un fantôme, ce parfum se glisse par
Ma fenêtre.
Comme chaque jour à l’aube,
Avec un ciel écarlate et une eau argentée,
La fille pleure, parmi les coraux et les coquillages de nacre.
L’eau lave ses pieds,
Avec des coquilles en mousse blanche.

Je n’en peux plus!
Ma peau se hérisse,
Mon cœur s’arrête, par moments

Pour cette fille qui pleure, jusqu’au matin.
Pour elle, même les cordes de ma guitare pleurent.

Viens! Accroche-toi à moi,
Défoule-toi sur moi, guitare.
Que le vent emporte tes larmes d’air
Au plus profond de la mer.

La fille écrit sur le sable,
Et dans sa lettre elle dit :
Revenez maintenant, revenez maintenant!
Ne voyez-vous pas que je suis en train de mourir ?

Papa, maman, venez vite,
Car je meurs de chagrin.

L’eau emporte sa lettre
Au large, en eaux profondes.

La fille, ma fille, serre fort les mains,
Elle les embrasse fort,
Dans chaque baiser, une larme, un souffle,
Une prière murmurée : papa, maman, ne tardez plus,
Vous ne pouvez imaginer à quel point vous me manquez.

Du fond de la mer, des centaines de poissons la regardent.
Certains, avec leurs petits pieds l’embrassent.
Et l’eau lave ses pieds, avec des coquilles d’écume blanche.
Mon âme se brise,
Ma guitare crie une musique aérée, emportée par le vent,
Au large, en eaux profondes.

Jusqu’à ce qu’on vienne chercher la fille qui,
Comme tous les jours,
Entre sanglots et lamentations, attend.
Et, comme tous les jours,
Entre sanglots et lamentations, elle ne cesse d’appeler :
Papa, maman, en vain… puis elle s’en va. 

Traduction de Ahmed Oubali

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